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Les distributions

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Les distributions


Pour la grande majorité des fonds, décembre est le mois des distributions. En clair, c'est le mois où les sociétés de fonds remettent à l'investisseur les revenus réalisés dans l'année. Ces revenus sont généralement versés à l'investisseur sous forme de parts supplémentaires.


Les distributions peuvent provenir de différentes sources : des gains de capital obtenus par le gestionnaire grâce à l'achat ou à la vente d'actions, des revenus de dividendes reçus par le fonds pour les actions détenues au nom des investisseurs ou des revenus en intérêts générés par certains produits financiers (bons du Trésor, obligations, acceptations bancaires, etc.). Exemple : vous détenez 100 parts d'un fonds, et la distribution est de 1 %; vous recevrez donc une part supplémentaire, pour un total, après les distributions, de 101 parts. Ces parts supplémentaires constituent un revenu, ce qui en fait une distribution imposable. Ces revenus peuvent être traités sur le plan fiscal de diverses façons selon la catégorie de revenu.


Pour un très grand nombre d'investisseurs, cette distribution ne fait pas vraiment problème, puisque la majeure partie de l'épargne des Canadiens est concentrée à l'intérieur de régimes enregistré d'épargne (REER, FERR, CRI, etc.). Comme vous le savez, vous n'avez aucun impôt à payer pour les sommes détenues à l'intérieur d'un tel régime lorsque vous produisez votre déclaration annuelle des revenus. L'impôt sur ces revenus ne sera réclamé qu'au moment du retrait de sommes par le cotisant à partir de son régime.


Pour les autres cas, c'est-à-dire pour les investisseurs qui détiennent des unités de fonds de placement à l'extérieur d'un régime d'épargne, l'impôt à payer n'est pas toujours une bonne nouvelle, mais c'est une obligation de citoyen. De plus, il faut savoir que beaucoup de fonds distribuent des parts supplémentaires vers la fin de l'année civile, soit le 31 décembre, d'où le conseil de ne pas acheter des fonds communs de placement à la fin d'une année. En effet, l'investisseur doit payer de l'impôt sur un fonds qu'il détient, ne serait-ce que depuis quelques semaines ou quelques jours.


L'investisseur peut même se retrouver avec un rendement négatif et de l'impôt à payer au moment de la production de sa déclaration annuelle. C'est le taux marginal d'imposition qui permettra de déterminer le montant que l'investisseur aura à payer en impôt pour ces revenus. Toutefois, réduire les distributions n'est pas un objectif en soi; mieux vaut un bon rendement et des distributions qu'un rendement médiocre sans distributions.


Reporter l'achat d'un fonds de plusieurs mois dans le but unique d'éviter la distribution de fin d'année n'est pas une bonne stratégie. Si vous avez remis vos achats à la prochaine année civile dans le but de vous « sauver » des distributions, votre coût d'opportunité peut être très élevé. Ce coût d'opportunité représente les appréciations du marché auquel vous n'avez pas droit en n'ayant pas investi.


Évidemment, les fonds d'obligations, les fonds équilibrés et les fonds monétaires procèdent à une plus grande distribution que les fonds d'actions : par définition, c'est tout à fait normal. Pour ce qui est des fonds d'actions, votre conseiller pourra vous indiquer les gestionnaires ou les familles de fonds qui planifient, pour en diminuer l'impact fiscal, les distributions à effectuer.


Comme vous le voyez, il importe de tenir compte des distributions. Cependant, dans toute décision d'investissement, le rendement et le risque associé doivent demeurer les principales préoccupations, et non pas uniquement les distributions.


Michel Marcoux