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Hugo Lavallée, gestionnaire-vedette de Fidelity

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Hugo Lavallée, gestionnaire-vedette de Fidelity

 

Le métier de gestionnaire demeure mystérieux pour plusieurs investisseurs, et même pour certains observateurs de l'industrie. Qui sont ces «étoiles» qui gèrent des millions, sinon des milliards de dollars ? Comme au hockey, nombreux sont ceux qui aspirent au statut de vedette, mais très peu nombreux sont les élus.


Même s'il est encore dans la trentaine, Hugo Lavallée connaît un vif succès chez Fidelity, la plus importante société de fonds du monde. Natif de Laval, il a fait ses études à l'Université McGill, tout comme Maxime Lemieux, autre gestionnaire-vedette de Fidelity. M. Lavallée est entré au service de cette société en 2002, après avoir brièvement travaillé comme analyste à New York. À ses débuts chez Fidelity, il agissait en tant qu'analyste de recherche et était chargé d'étudier notamment les sociétés des industries des papiers et forêts, des métaux précieux et des minerais. En 2006, il a été nommé cogestionnaire du Fidelity potentiel Canada.


En septembre 2008, Hugo Lavallée est devenu le gestionnaire principal de ce fonds, succédant à Maxime Lemieux, qui est maintenant à la tête du Fidelity Frontière Nord. Doté d'un actif sous gestion de près de 400 millions de dollars, le Fidelity potentiel Canada se concentre sur les petites et moyennes capitalisations canadiennes.


Avec un rendement de 78 %, ce produit se démarque sur un an. À titre de comparaison, la médiane des fonds de même catégorie se situe à 68,2 % pour cette période. Sur 5 ans, le rendement annualisé du fonds est de 7,2 %, comparativement à 4,2 % pour la médiane des produits de même catégorie.


M. Lavallée affirme préconiser une approche valeur, sans toutefois négliger la croissance. Selon lui, la réalisation de gains est un objectif important, mais la protection contre les pertes et la protection du capital importent encore plus. Par ailleurs, M. Lavallée dit ne pas être un aussi bon gestionnaire momentum que Maxime Lemieux.


Il explique que ses journées de travail commencent généralement à 6 h 30 et se terminent souvent vers 22 h ou 23 h. Une grande partie de son temps est consacrée à la collecte d'information : il parcourt régulièrement de 40 à 50 publications spécialisées – revues, journaux, etc. Il obtient également de l'information financière en continu en écoutant la chaîne Bloomberg. Et malgré tout ça, il soutient que ses meilleures sources d'information demeurent les analystes de Fidelity. Ces analystes, qui se spécialisent dans des secteurs particuliers, lui font part de leurs meilleures idées de placement.


Parmi les meilleurs livres sur le placement qu'il a lus jusqu'à maintenant, M. Lavallée nous en suggère deux : Fooled By Randomness, de Nassim Nicholas Taleb, et One Up on Wall Street : How to Use What You Already Know to Make Money in the Market, de Peter Lynch. Ce dernier livre a été traduit en français sous ce titre : Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse.


Selon M. Lavallée, l'un des meilleurs gestionnaires à l'heure actuelle est Anthony Bolton, qui travaille chez Fidelity. Notons que ce gestionnaire a obtenu un rendement annualisé de 19,5 % à la tête du Fidelity situations spéciales (fonds offert uniquement aux investisseurs du Royaume-Uni).


Hugo Lavallée affirme avoir été beaucoup influencé par Benjamin Graham, un des pères de l'investissement d'approche valeur et l'auteur de L'investisseur intelligent.


Comme tous les gestionnaires de Fidelity, M. Lavallée peut toucher une prime de rendement en plus de son salaire de base, prime qui lui est versée si les produits qu'il gère battent leur indice de référence. Compte tenu des résultats du Fidelity potentiel Canada, on peut conclure que l'année 2009 a été plutôt payante pour ce gestionnaire.