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Choisir un conseiller : son mandat et votre attitude (Partie 2)

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La reconnaissance professionnelle

Avant toute autre chose, vous devrez faire quelques vérifications d'usage. Tout conseiller en placement est associé à un cabinet de services financiers. Vous devrez donc vous assurer que le cabinet et le conseiller financier que vous voulez choisir sont bel et bien reconnus par les organismes de réglementation du Québec. À cet égard, le plus facile consiste à consulter le site Internet de l'Autorité des marchés financiers (www.lautorite.qc.ca) ou à utiliser son service téléphonique.

Évidemment, les années d'expérience que compte votre perle rare dans l'industrie sont un facteur à considérer. Mais il faut être réaliste. Un conseiller financier possédant plusieurs années d'expérience aura rarement du temps à consacrer à une personne n'ayant que quelques milliers de dollars à investir. La stabilité d'emploi revêt aussi une certaine importance; voilà pourquoi on pourrait privilégier un conseiller qui a passé un bon nombre d'années dans le même cabinet.

Les étapes du travail relationnel

Le travail de votre conseiller consistera d'abord à évaluer votre situation au moyen d'une étude de cas, puis à établir avec vous vos objectifs (date de retraite prévue, rendement espéré, etc.). Ces objectifs seront définis en fonction de votre tolérance au risque.
Cette étape importante requiert beaucoup de transparence de votre part, et il faut éviter de surévaluer votre tolérance au risque. De toute façon, à mesure que vous acquérez de l'expérience dans le domaine du placement, cette tolérance pourrait devenir plus grande. Après l'évaluation, votre représentant constituera votre portefeuille. Le reste de son travail consistera à gérer et à superviser votre portefeuille au moyen de rééquilibrages ou rajustements occasionnels.

Votre attitude

L'investisseur doit en tout temps demeurer responsable. Cette responsabilité se traduit non seulement par la transparence, mais aussi, paradoxalement, par le fait de laisser au conseiller le temps de faire son travail. L'élaboration d'un portefeuille peut prendre de 12 à 18 mois, dépendant du contexte économique. Soyez patient et, surtout, n'exigez pas des résultats irréalistes de votre conseiller. Surpasser l'indice peut être un objectif louable, mais il importe encore plus de préserver votre capital. Votre conseiller fait un travail de longue haleine. Il ne sert à rien de l'évaluer en fonction des rendements obtenus dès les premiers mois, car ces résultats-là n'ont aucune pertinence à moyen ou long terme. Posez des questions à votre conseiller; c'est votre responsabilité.

Éviter les zones grises

Le client entre dans une zone grise quand il comprend mal le mandat qu'il confie à son conseiller. Voici un exemple. Un investisseur définit son horizon de placement comme étant à long terme (15 à 25 ans). En conséquence, on élabore un portefeuille visant la croissance et comportant un risque moyen. Quelques mois passent. Puis l'investisseur constate une baisse de son actif; inquiet, il révoque le mandat de son conseiller et liquide les diverses positions de son portefeuille.

Voilà une situation déplorable. Selon toute probabilité, le conseiller financier aura choisi des produits financiers qui auraient permis à l'investisseur de profiter d'une croissance modérée, relativement aux indices de référence, sur une période de 15 ans et plus. Le client aurait dû être en mesure d'accepter des baisses normales. Celles-ci peuvent durer quelques mois, voire quelques années, tout dépendant du contexte économique. Et elles ne signifient pas que le conseiller a bâclé son travail.L'investisseur doit toujours évaluer les résultats qu'il obtient en fonction du mandat confié à son conseiller et des aléas du marché.

Votre zone de confort

La tolérance au risque, ici en cause, constitue l'une des plus grandes difficultés à laquelle l'investisseur doit faire face. Le conseiller financier rigoureux y accordera autant d'importance qu'à la recherche de produits financiers, bien que les deux aspects soient concurrents. En effet, la volatilité des produits financiers vient jouer sur la tolérance au risque. Et malgré toute la bonne volonté des conseillers, il est difficile pour eux de s'assurer qu'un investisseur a bien compris la corrélation entre le risque et le rendement d'un portefeuille.

La crainte qu'inspire le risque tempère le désir, bien humain, de gagner le plus d'argent possible. Trouver ou conseiller un produit répondant à ce désir n'est pas nécessairement ardu, mais cela n'est pas particulièrement utile non plus. Ce qui importe, c'est de trouver le produit financier qui tiendra compte des deux pôles du paradoxe : les craintes du client et son désir d'obtenir un bon rendement.

En général, les investisseurs ont tendance à surévaluer leur tolérance au risque. Mais comment savoir quand c'est le cas ? Quand notre qualité de vie est touchée. Dès qu'une personne commence à s'inquiéter outre mesure de ses placements, elle devrait apporter des modifications immédiates à son portefeuille. Le conseiller demeure une ressource importante, mais c'est toujours le client qui prend la décision finale. Et c'est à lui qu'il incombe d'exprimer ses craintes à l'égard de son portefeuille ou de formuler son opinion à ce sujet.

Être conséquent

Insistons : l'investisseur doit toujours conserver une attitude conséquente avec ses critères d'investissement originaux. Voilà pourquoi il importe tant de bien cerner ses objectifs financiers au moment d'ouvrir un compte dans une institution financière.

Le cas de l'investisseur qui s'est fixé un horizon de placement de 15 à 25 ans et qui décide liquider son portefeuille après quelques mois doit constituer l'exception à la règle. Et, malheureusement, si le travail préliminaire a été bien fait, cette personne devra accepter les pertes subies.
La morale, s'il en est une, c'est qu'il faut faire preuve d'honnêteté avec soi et envers son conseiller et, surtout, qu'il faut bien surveiller ses émotions.

La reconnaissance professionnelle

Avant toute autre chose, vous devrez faire quelques vérifications d’usage. Tout conseiller en placement est associé à un cabinet de services financiers. Vous devrez donc vous assurer que le cabinet et le conseiller financier que vous voulez choisir sont bel et bien reconnus par les organismes de réglementation du Québec. À cet égard, le plus facile consiste à consulter le site Internet de l’Autorité des marchés financiers (www.lautorite.qc.ca) ou à utiliser son service téléphonique.

Évidemment, les années d’expérience que compte votre perle rare dans l’industrie sont un facteur à considérer. Mais il faut être réaliste. Un conseiller financier possédant plusieurs années d’expérience aura rarement du temps à consacrer à une personne n’ayant que quelques milliers de dollars à investir. La stabilité d’emploi revêt aussi une certaine importance; voilà pourquoi on pourrait privilégier un conseiller qui a passé un bon nombre d’années dans le même cabinet.

 

Les étapes du travail relationnel

Le travail de votre conseiller consistera d’abord à évaluer votre situation au moyen d’une étude de cas, puis à établir avec vous vos objectifs (date de retraite prévue, rendement espéré, etc.). Ces objectifs seront définis en fonction de votre tolérance au risque.

Cette étape importante requiert beaucoup de transparence de votre part, et il faut éviter de surévaluer votre tolérance au risque. De toute façon, à mesure que vous acquérez de l’expérience dans le domaine du placement, cette tolérance pourrait devenir plus grande. Après l’évaluation, votre représentant constituera votre portefeuille. Le reste de son travail consistera à gérer et à superviser votre portefeuille au moyen de rééquilibrages ou rajustements occasionnels.

 

Votre attitude

L’investisseur doit en tout temps demeurer responsable. Cette responsabilité se traduit non seulement par la transparence, mais aussi, paradoxalement, par le fait de laisser au conseiller le temps de faire son travail. L’élaboration d’un portefeuille peut prendre de 12 à 18 mois, dépendant du contexte économique. Soyez patient et, surtout, n’exigez pas des résultats irréalistes de votre conseiller. Surpasser l’indice peut être un objectif louable, mais il importe encore plus de préserver votre capital. Votre conseiller fait un travail de longue haleine. Il ne sert à rien de l’évaluer en fonction des rendements obtenus dès les premiers mois, car ces résultats-là n’ont aucune pertinence à moyen ou long terme. Posez des questions à votre conseiller; c’est votre responsabilité.

Éviter les zones grises

Le client entre dans une zone grise quand il comprend mal le mandat qu’il confie à son conseiller. Voici un exemple. Un investisseur définit son horizon de placement comme étant à long terme (15 à 25 ans). En conséquence, on élabore un portefeuille visant la croissance et comportant un risque moyen. Quelques mois passent. Puis l’investisseur constate une baisse de son actif; inquiet, il révoque le mandat de son conseiller et liquide les diverses positions de son portefeuille.

Voilà une situation déplorable. Selon toute probabilité, le conseiller financier aura choisi des produits financiers qui auraient permis à l’investisseur de profiter d’une croissance modérée, relativement aux indices de référence, sur une période de 15 ans et plus. Le client aurait dû être en mesure d’accepter des baisses normales. Celles-ci peuvent durer quelques mois, voire quelques années, tout dépendant du contexte économique. Et elles ne signifient pas que le conseiller a bâclé son travail.

L’investisseur doit toujours évaluer les résultats qu’il obtient en fonction du mandat confié à son conseiller et des aléas du marché.

Votre zone de confort

La tolérance au risque, ici en cause, constitue l’une des plus grandes difficultés à laquelle l’investisseur doit faire face. Le conseiller financier rigoureux y accordera autant d’importance qu’à la recherche de produits financiers, bien que les deux aspects soient concurrents. En effet, la volatilité des produits financiers vient jouer sur la tolérance au risque. Et malgré toute la bonne volonté des conseillers, il est difficile pour eux de s’assurer qu’un investisseur a bien compris la corrélation entre le risque et le rendement d’un portefeuille.

La crainte qu’inspire le risque tempère le désir, bien humain, de gagner le plus d’argent possible. Trouver ou conseiller un produit répondant à ce désir n’est pas nécessairement ardu, mais cela n’est pas particulièrement utile non plus. Ce qui importe, c’est de trouver le produit financier qui tiendra compte des deux pôles du paradoxe : les craintes du client et son désir d’obtenir un bon rendement.

En général, les investisseurs ont tendance à surévaluer leur tolérance au risque. Mais comment savoir quand c’est le cas ? Quand notre qualité de vie est touchée. Dès qu’une personne commence à s’inquiéter outre mesure de ses placements, elle devrait apporter des modifications immédiates à son portefeuille. Le conseiller demeure une ressource importante, mais c’est toujours le client qui prend la décision finale. Et c’est à lui qu’il incombe d’exprimer ses craintes à l’égard de son portefeuille ou de formuler son opinion à ce sujet.

Être conséquent

Insistons : l’investisseur doit toujours conserver une attitude conséquente avec ses critères d’investissement originaux. Voilà pourquoi il importe tant de bien cerner ses objectifs financiers au moment d’ouvrir un compte dans une institution financière.

Le cas de l’investisseur qui s’est fixé un horizon de placement de 15 à 25 ans et qui décide liquider son portefeuille après quelques mois doit constituer l’exception à la règle. Et, malheureusement, si le travail préliminaire a été bien fait, cette personne devra accepter les pertes subies.

La morale, s’il en est une, c’est qu’il faut faire preuve d’honnêteté avec soi et envers son conseiller et, surtout, qu’il faut bien surveiller ses émotions.