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Certains investisseurs et observateurs de l'industrie du placement ont cru, en 2008, pendant la débandade boursière, qu'Eric Sprott avait perdu sa petite « touche magique ». D'autres ont pensé qu'il était devenu sénile quand il a annoncé que l'or s'en allait vers des sommets records. Aujourd'hui, il faut bien avouer que l'homme n'a rien perdu de ses moyens et que le prix de l'or a atteint de nouveaux sommets. Au 31 janvier 2011, le fonds d'actions canadiennes Sprott avait obtenu, au cours des 12 derniers mois, un rendement de 51,8 %, contre une médiane de 35,2 % dans la catégorie ressources et de 18,3 % pour l'ensemble des actions canadiennes.
Sur 10 ans, le fonds a eu un rendement annualisé de 20,3 %, ce qui en fait un des meilleurs du Canada. Cependant, malgré sa réputation enviable, M. Sprott n'a pas su prédire le crash de 2008. C'est tout à fait normal : il n'a rien d'un futurologue ou d'un diseur de bonne aventure. Son travail consiste à investir dans des entreprises ayant un potentiel de croissance, et il le fait fort bien.
La croissance de l'actif sous gestion a connu un ralentissement marqué au cours des deux dernières années (au 31 octobre 2010, cet actif dépassait tout de même 1,8 milliard de dollars), mais en raison des rendements de la dernière année, les investisseurs reviennent en force. Il s'agit d'un excellent produit, destiné aux investisseurs dynamiques et patients qui ne cherchent pas à acquérir des fonds dont les frais de gestion sont des aubaines. En effet, ce n'est pas du tout le cas des fonds de la famille Sprott.
Michel Marcoux
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